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Remerciements

Le ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan tient à remercier de leur précieux concours les personnes qui ont collaboré aux travaux des comités et des organismes suivants chargés d'élaborer le programme et la documentation consacrés aux sciences humaines en 6e année:

Le Comité consultatif sur les programmes de sciences humaines

Le Sous-comité de rédaction du cycle III pour les sciences humaines

Le Comité de rédaction des programmes de sciences humaines au niveau élémentaire

Le Comité de travail pour les sciences humaines et sociales du ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan

Les rédacteurs et rédactrices et les concepteurs et conceptrices du programme du ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan

Les enseignants et les enseignantes qui durant trois ans ont participé au projet pilote, ont évalué les ressources et ont pris part à la réalisation des documents.

Introduction

La raison d'être de la réforme du programme d'études de sciences humaines

Le Canada et ses voisins de l'Atlantique est le quatrième d'une série de nouveaux programmes d'études de sciences humaines conçus par le ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan. Le processus de réforme des programmes d'études a débuté en 1981 avec la création du Groupe d'étude pour les sciences humaines. Ce groupe rassemblait des personnes représentant les divers secteurs de la société en Saskatchewan. Il a examiné un vaste échantillon d'opinions, puis, à partir de ses constatations, a défini une doctrine de l'enseignement dans son rapport.

En octobre 1982, le ministre de l'Éducation a institué un Comité de planification pour les sciences humaines. Celui-ci a conçu un plan d'action en se fondant sur les recommandations du groupe d'étude, selon lesquelles les révisions que l'on se proposait d'apporter aux programmes devaient se faire suivant une orientation bien définie. Le Comité de planification a défini la finalité de l'enseignement des sciences humaines comme suit:

L'enseignement des sciences humaines en Saskatchewan fait partie du programme d'enseignement de base. On peut le définir pour les besoins du présent rapport comme l'étude des peuples et de leurs rapports avec leur milieu social et naturel. Les connaissances, habiletés et valeurs que l'étude des sciences humaines permet de développer aident les élèves à connaître et à apprécier le passé, à comprendre le présent et à forger l'avenir. En conséquence, l'étude des sciences humaines dans un cadre scolaire permet aux élèves d'acquérir des connaissances, des habiletés et des valeurs afin de pouvoir jouer, à l'échelon local et national, un rôle efficace dans leur société, qui fait partie d'un monde dont les éléments sont interdépendants.
    Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan (1983). Rapport du Comité de planification pour les sciences humaines, page 1.
Pendant que se déroulait l'examen du programme d'enseignement des sciences humaines, le ministre de l'Éducation entreprenait un examen général de l'enseignement en Saskatchewan. L'aboutissement de cet examen est un rapport qui a pour titre Directions (1984).

Cet examen a donné naissance au tronc commun. Le tronc commun est conçu de manière à dispenser à tous les élèves de la Saskatchewan un enseignement qui met en relief les connaissances conceptuelles et les habiletés/capacités fondamentales et qui introduit dans le programme une gamme élargie de nouvelles habiletés, capacités et démarches. Les principaux éléments du tronc commun sont les domaines d'études obligatoires et les apprentissages essentiels communs. Le tronc commun prévoit aussi des cours choisis localement et une dimension adaptation qui donnent aux enseignants et aux enseignantes la possibilité de personnaliser leur enseignement et de répondre aux besoins au niveau local.

La dimension adaptation

La dimension adaptation ou la pédagogie différenciée est un élément essentiel de tous les programmes d'études. Tout comme les apprentissages essentiels communs, la dimension adaptation est une composante du tronc commun et infuse tous les programmes et tout enseignement. La dimension adaptation est définie de la façon suivante :

Le concept de faire les ajustements nécessaires dans le cadre des programmes pédagogiques approuvés pour reconnaître la diversité des besoins d'apprentissage des élèves. Cette notion recouvre les pratiques utilisées par l'enseignant ou l'enseignante pour adapter à chaque élève les programmes d'études, l'enseignement et l'environnement pédagogique.

L'essentiel de la pédagogie différenciée réside dans la phrase «chercher d'autres moyens». Quand on offre aux élèves d'autres moyens d'accès au savoir et d'autres moyens d'exprimer ce qu'ils savent, on facilite leur participation à l'apprentissage. Tout comme des modifications telles que des rampes ou de larges portes rendent les locaux de l'école d'accès plus facile, des modifications à l'environnement pédagogique, à l'approche pédagogique ou aux ressources peuvent améliorer l'accès à l'apprentissage. La pédagogie différenciée peut :
  • maximiser l'autonomie de l'élève;
  • faciliter l'intégration;
  • maximiser la généralisation et le transfert;
  • réduire les décalages entre le performance et la capacité;
  • favoriser l'amour de l'apprentissage;
  • favoriser une image de soi positive et un sentiment d'appartenance;
  • favoriser la confiance;
  • favoriser une volonté de s'engager dans l'apprentissage.
Ces objectifs contribuent à la raison d'être de l'école, c'est-à-dire d'aider l'élève à développer au maximum sa capacité d'être autonome.

La pédagogie différenciée répond aux besoins particuliers des individus. Certains élèves auront de la difficulté à apprendre, d'autres trouveront l'école peu stimulante. Mais à l'aide de diverses adaptations apportées aux méthodes, à l'organisation du programme d'étude ou de l'horaire et de technologies appropriées, ces élèves peuvent devenir des participantes et participants actifs du contenu obligatoire des programmes d'études.

Voici quelques exemples du genre d'adaptation à apporter au programme pour combler les besoins particuliers de certains individus :
  • Changer le rythme de la leçon pour s'assurer que chaque élève comprend le concept en question ou est stimulé par la présentation. On veut leur donner assez de temps pour explorer, créer, remettre en question et faire l'expérience directe de ce qu'ils ou elles apprennent.
  • Surveiller le vocabulaire utilisé. Il est possible d'utiliser du vocabulaire simple et avancé dans la même leçon ce qui élargira le vocabulaire de certains élèves tout en aidant d'autres à comprendre. Ex. «Elle a beaucoup de chagrin. Elle est très triste.»
  • Encourager les élèves à augmenter leur rythme de performance seulement après avoir atteint un niveau élevé de justesse.
  • Changer la méthode d'enseignement pour répondre aux besoins de l'individu.
  • Changer la façon de réagir ou de répondre exigée de l'élève.
  • Changer l'environnement pour permettre à l'élève de mieux profiter de l'enseignement.
  • Changer les ressources pour mieux favoriser l'apprentissage.
  • Préparer des activités plus difficiles pour les élèves qui ont déjà atteint un niveau élevé de compétence.
  • Utiliser des techniques qui permettent de suivre de près le cheminement des élèves.
  • Encourager les élèves, autant que possible, à participer à la planification et à l'enseignement.
  • Modifier les techniques d'évaluation pour maximiser les informations pertinentes reçues de l'élève.
  • Moins le milieu et l'approche sont rigides, plus il est facile d'adapter le programme.
  • Utiliser tous les services d'appui (méthodes et personnel) à votre disposition. L'adaptation n'est pas possible sans eux.
La dimension adaptation comprend tout ce que l'enseignant ou l'enseignante fait pour rendre l'apprentissage pertinent et adéquat pour chaque élève. Puisque la dimension adaptation infuse toute la pratique de l'enseignement, le jugement professionnel des enseignantes et enseignants devient le facteur clé dans le processus de prise de décision. Ce programme d'études permet cette flexibilité et cette prise de décision de leur part.

Les perspectives et le contenu indiens et métis

Il est question de l'intégration aux programmes d'études des perspectives et du contenu indiens et métis dans plusieurs documents dont Directions, Five Year Action Plan for Native Curriculum Development et Indian and Metis Education Policy from Kindergarten to Grade XII. Ils s'accordent tous pour faire une recommandation capitale:
    Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan reconnaît le caractère unique des Indiens et des Métis, et leur place unique et légitime dans la société contemporaine et historique. Le ministère reconnaît que les programmes d'études doivent être modifiés pour mieux répondre aux besoins des Indiens et des Métis et que ces modifications seraient dans l'intérêt de tous les élèves.
L'inclusion des perspectives indiennes, métisses et inuit est dans l'intérêt de tous les élèves dans une société pluraliste. Voir sa culture représentée dans tous les aspects du milieu scolaire permet aux enfants d'acquérir un sentiment positif d'appartenance au groupe. Le choix de ressources relatives aux Indiens, aux Métis et aux Inuit stimule chez les élèves autochtones des expériences significatives et développe chez tous les élèves une attitude favorable à l'égard des Indiens, des Métis et des Inuit. Cette prise de conscience de sa propre culture et de celle des autres favorise le développement d'une image de soi positive, favorise l'apprentissage, permet de mieux comprendre la société pluraliste qu'est le Canada et soutient les droits de la personne.

En Saskatchewan, les élèves indiens, métis et inuit viennent de divers milieux socioculturels (Grand Nord, milieu rural et milieu urbain). Les éducateurs et éducatrices ont besoin de cultiver leurs connaissances des autres cultures pour mieux comprendre cette diversité. Les enseignants et enseignantes des élèves d'origine autochtone sont avantagés par une meilleure prise de conscience de la socio-linguistique appliquée, de la théorie de l'apprentissage de la langue maternelle et de la langue seconde, et des variétés dites «standard» et «non standard» de l'anglais. Il faut que les enseignants et enseignantes utilisent diverses stratégies d'enseignement qui tiennent compte des connaissances, cultures, styles d'apprentissage et points forts des élèves autochtones, et qui les exploitent. Pour une mise en oeuvre efficace de tous les programmes d'études, il faut des adaptations qui seront sensibles aux besoins de ces élèves.

En Saskatchewan, il incombe aux enseignants et enseignantes d'intégrer aux unités appropriées suffisamment de contenu relatif aux Indiens, aux Métis et aux Inuit et de prévoir des ressources qui présentent les perspectives authentiques de ces peuples autochtones. Les enseignants et enseignantes doivent également évaluer toutes les ressources pour voir si elles contiennent des préjugés, et apprendre aux élèves à les dépister.

En résumé, le ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan s'attend à ce que les programmes d'études et le matériel didactique:
  • présentent une image positive des Indiens, des Métis et des Inuit;
  • renforcent les convictions et les valeurs des peuples indiens, métis et inuit;
  • comprennent des questions contemporaines aussi bien qu'historiques;
  • reflètent la diversité au point de vue droit, politique, société, économie et région géographique des Indiens, des Métis et des Inuit.

L'équité des sexes

Le ministère de l'Éducation, de la Formation et de l'Emploi de la Saskatchewan s'est engagé à fournir une bonne éducation à tous les élèves de la maternelle à la 12e année. Il est reconnu que des attentes fondées essentiellement sur le sexe de l'élève limitent son plein épanouissement. Pour réaliser l'équité des sexes, il faut réduire les préjugés sexistes qui limitent la participation et les choix de tous les élèves.

Certains préjugés et certaines pratiques ont disparu, mais d'autres demeurent. L'école qui a visé l'égalité des chances pour les garçons et les filles doit maintenant faire un effort pour permettre l'égalité des avantages et des résultats.

Il incombe à l'école de créer un milieu scolaire exempt de tout préjugé sexiste en diminuant les attentes et les attitudes attribuées à une personne en fonction de son sexe. On atteint ce but en favorisant une meilleure compréhension de la question et en utilisant des ressources et des méthodes d'enseignement non sexistes. Il faut encourager les filles et les garçons à examiner toute la gamme des options par rapport à leurs aptitudes, leurs capacités et leurs intérêts, plutôt que leur sexe.

Il faut tenir compte, dans les programmes d'études de la province, de la diversité des rôles et de la gamme des expériences, des comportements et des attitudes qui s'offrent à tous les membres de la société. Ce programme d'études veut assurer un contenu, des activités et des méthodes d'enseignement impartiaux, quant au sexe, et rédigés dans un langage inclusif. Les enseignants et enseignantes peuvent ainsi créer un milieu exempt de préjugés et permettant aux filles et aux garçons de partager toutes les expériences et d'avoir les mêmes possibilités de cultiver pleinement leurs capacités et leurs talents.

L'apprentissage à base de ressources

L'enseignement et l'apprentissage à base de ressources permet aux enseignantes et enseignants de faire une contribution considérable à la formation des attitudes et des capacités nécessaires à l'apprentissage autonome la vie durant. L'apprentissage à base de ressources implique l'enseignante ou l'enseignant et le ou la bibliothécaire, si possible, dans la planification d'unités qui intègrent les ressources aux activités de la classe et qui enseignent aux élèves les démarches nécessaires pour découvrir, analyser et présenter de l'information.

L'apprentissage à base de ressources fait utiliser aux élèves des ressources de toute sorte: livres, revues, films, vidéos, logiciels et bases de données, objets à manipuler, jeux vendus dans le commerce, cartes, musées, excursions, photos, objets naturels et fabriqués, équipement de production, galeries d'art, spectacles, enregistrements et personnes de la communauté.

L'apprentissage à base de ressources est axé sur l'élève. Il lui permet de choisir, d'explorer et de découvrir. Les élèves sont encouragés à faire des choix dans un environnement riche en ressources, où leurs pensées et leurs sentiments sont respectés.

Les points suivants aideront les enseignants et enseignantes à tirer partie de l'enseignement et l'apprentissage à base de ressources:
  • discuter avec les élèves des objectifs de l'unité ou de l'activité. Mettre en corrélation les habiletés nécessaires pour la recherche et les activités de l'unité pour que les habiletés soient enseignées et mises en pratique en même temps. Collaborer avec l'enseignante ou l'enseignant-bibliothécaire, le cas échéant;

  • planifier bien à l'avance avec le personnel du centre de ressources pour s'assurer de la disponibilité de ressources adéquates et pour prendre des décisions au sujet de la répartition de l'enseignement, le cas échéant;

  • utiliser diverses ressources dans votre enseignement pour montrer aux élèves que vous aussi, vous faites de la recherche et que vous êtes constamment à la recherche de nouvelles sources de connaissances. Discuter avec les élèves de l'utilisation au cours de la recherche d'autres bibliothèques, de ministères, de musées et d'organismes divers de la communauté;

  • demander à l'enseignante ou l'enseignant-bibliothécaire, le cas échéant, de préparer des listes de ressources et des bibliographies, en cas de besoin;

  • encourager les élèves à demander de l'aide s'ils ou elles en ont besoin lorsqu'ils font des activités ou des devoirs;

  • contribuer à la planification de programmes de perfectionnement pour apprendre à bien utiliser les ressources, et participer à de tels programmes;

  • faire commander régulièrement des ressources qui appuieront les programmes d'études pour le centre de ressources;

  • souligner, au cours des entretiens avec les collègues, les directrices et directeurs d'école, les directeurs et directrices de l'éducation, le caractère indispensable du centre de ressources et de son personnel professionnel.

Les apprentissages essentiels communs

Les sciences humaines présentent beaucoup d'occasions d'intégrer à l'enseignement les apprentissages essentiels communs (AEC). Grâce à cette intégration, l'élève comprendra mieux la matière et sera mieux préparé à ses études ultérieures, jusqu'en 12e année et au-delà.

La décision de se concentrer sur un ou plusieurs AEC dans une leçon relève des besoins et des capacités de chaque élève et des exigences de la matière. Dans une unité, chaque apprentissage essentiel commun doit être développé de façon optimale. Il est important d'intégrer les AEC de façon authentique. Certaines matières peuvent donner l'occasion d'acquérir les connaissances, valeurs, habiletés et démarches de tous les apprentissages essentiels communs. Dans d'autres cas, la nature de la matière pourrait limiter l'exploitation d'un AEC particulier.

Les apprentissages essentiels communs devraient être exploités et évalués dans le contexte des matières. C'est pourquoi des objectifs généraux pour les AEC se retrouvent parmi les objectifs généraux pour la matière dans l'aperçu général des unités.

Puisque les apprentissages essentiels communs ne sont pas distincts et indépendants les uns des autres, les efforts pour atteindre les objectifs généraux de l'un pourraient contribuer à l'acquisition des objectifs généraux d'un ou de plusieurs autres. Bon nombre des démarches, habiletés, connaissances et capacités nécessaires pour la communication, l'initiation à l'analyse numérique, et la créativité et le raisonnement critique sont indispensables également pour l'initiation à la technologie, par exemple.

L'intégration des apprentissages essentiels communs à l'enseignement aura des répercussions sur l'évaluation pédagogique. Si l'élève est encouragé à faire preuve de raisonnement critique et à exercer sa créativité pendant l'étude d'une unité, l'enseignant ou l'enseignante doit créer pour celle-ci des instruments de mesure qui exigent de l'élève l'exercice de ces mêmes capacités. Examens ou devoirs devraient permettre à celle ou celui-ci de démontrer qu'il comprend les concepts importants dans l'unité, ainsi que la façon dont ils sont reliés entre eux ou reliés à un apprentissage antérieur. Les questions peuvent être posées de façon à ce que l'élève soit obligé de prouver ou de justifier sa réponse. L'évaluation pédagogique de la matière doit s'adapter à l'intégration et à l'incorporation des apprentissages essentiels communs.

Il est prévu que les enseignantes et enseignants tireront parti des propositions qui figurent dans le présent programme et de leur réflexion personnelle pour mieux incorporer les apprentissages essentiels communs aux sciences humaines.

Dans le présent programme, on se sert des sigles suivants lorsque l'on fait référence aux apprentissages essentiels communs:
AUT
COM
CRC
NUM
TEC
VAL
apprentissage autonome
communication
créativité et raisonnement critique
initiation à l'analyse numérique
initiation à la technologie
capacités et valeurs personnelles et sociales



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