Doc. Précéd. Min. Éducation Saskatchewan Forum de discussion Programme vert
Menu Pricipal Menu prg. d'études Doc. Suivant

Thème: Les études fransaskoises
Unité: Le changement
Activité 1: Définition du changement

A. Objectifs spécifiques

Concept:

changement.

Connaissances:

  • définir le changement;
  • connaître certains effets du changement.

Habiletés:

  • noter ses réponses suite à une réflexion personnelle;
  • les partager avec un partenaire et en discuter;
  • rechercher des définitions dans un dictionnaire;
  • formuler collectivement une définition.
Valeurs:
  • apprécier le fait que le changement est un phénomène qui nous touche tous et que chacun y réagit à sa façon;
  • réaliser l'importance de réfléchir aux changements futurs et aux conséquences qu'ils auront.

B. Stratégies d'enseignement

Écrire en toutes lettres au tableau le mot C-H-A-N-G-E-M-E-N-T. En dessous, ajouter des questions telles que:

Inviter chacun des élèves d'abord à réfléchir seul et à noter ses réponses. Si les élèves éprouvent quelques difficultés à répondre aux questions, leur suggérer d'y répondre en se servant d'un exemple (p. ex. le transport). Demander aux élèves ensuite de partager le fruit de leurs réflexions avec un partenaire. Chercher dans un dictionnaire la définition du mot « changement ». Comparer cette définition à la leur et la récrire dans leurs propres mots si nécessaire. Choisir ensemble la meilleure définition pour la classe (voir le document modèle, p. 10). Partager enfin les réponses aux autres questions et encourager la discussion.

C. Notes explicatives

Le changement est une réalité avec laquelle nous vivons tous. Ce n'est pas toujours évident parce que, souvent, il se produit lentement. Le changement est naturel, graduel et continuel. Parfois le changement est favorable (p. ex. l'informatique), mais parfois il ne l'est pas (p. ex. l'assimilation).

Cette activité veut, d'une part, permettre à l'élève de réfléchir à la signification de ce concept et de formuler, avec ses camarades, une définition claire et concise. D'autre part, les élèves sont appelés à regarder autour d'eux et à déterminer pourquoi, où, quand et comment se produit le changement. Quels ont été, sont et seront les effets du changement, en particulier sur la communauté fransaskoise? Voilà autant de questions qui peuvent être posées et auxquelles nous tenterons de répondre au cours de cette activité et surtout au cours de celles qui suivent.

La communication (le partage d'idées avec un partenaire, la discussion en groupe) est un des apprentissages essentiels communs qui sera développé au cours de cette première activité, ainsi que la créativité et le raisonnement critique (la formulation d'une définition) et les capacités et valeurs personnelles et sociales (une première réflexion sur les effets du changement).

D. Matériel requis

E. Suggestions d'évaluation

(formative)

(sommative)

F. Durée approximative


Document modèle

Quelques définitions du changement

  1. Le programme d'études (p. 28)

    Le changement désigne les différences ou modifications quantitatives ou qualitatives qui se produisent au fil des années. Le changement peut se décrire en termes d'évolution, de croissance, de progrès, de révolution, de transition.

  2. Le Nouveau petit Robert

    Le changement est l'état de ce qui évolue, se modifie, ne reste pas identique... chose, circonstance qui change, évolue.

  3. Le Canada face au changement (p. 1)

    Le changement est l'ensemble des transformations, des modifications et des nouvelles façons de faire qui apparaissent dans la domaine des affaires et dans notre mode de vie.

  4. Le Dictionnaire du Français Plus

    Le changement est le fait de changer, de passer d'un état à un autre.


Thème: Les études fransaskoises
Unité: Le changement
Activité 2: La ferme fransaskoise d'autrefois

A. Objectifs spécifiques

Concepts:

mode de vie, interdépendance.

Connaissances:

  • connaître la vie des pionniers et des pionnières;
  • comprendre que la ferme fransaskoise a joué un rôle clé au sein de l'entreprise agricole;
  • apprendre le vocabulaire particulier de ce mode de vie de l'époque;
  • connaître les changements auxquels les gens ont dû faire face.

Habiletés:

  • repérer, recueillir et organiser les informations sur la vie rurale d'autrefois;
  • comparer la vie dans une ferme aujourd'hui et autrefois;
  • discuter.
Valeurs:
  • apprécier les qualités indéniables des premiers colons;
  • réaliser que les pionniers et les pionnières ont su s'adapter au changement.

B. Stratégies d'enseignement

La veille de l'activité, demander aux élèves de se renseigner auprès de certains membres de leur famille - parents, grand-parents, oncles, tantes - sur la vie à la ferme, autrefois. Demander aux élèves de préparer quelques questions qu'elles pourront poser. Par exemple, la surface moyenne des terres, l'équipement utilisé pour cultiver la terre, le nombre de travailleurs nécessaires, particulièrement lors des moissons, les autres occupations de la ferme, le genre d'habitation, etc.

Amorcer l'activité en écrivant au tableau les différentes questions que les élèves auront posées aux membres de leur famille. Demander à chacun, ensuite, de partager les renseignements obtenus. L'enseignante les note au tableau sous la question appropriée. Laisser les élèves commenter.

Diviser les élèves en groupes et donner à chaque groupe un des documents qui accompagnent cette activité ou choisir parmi la liste de ressources identifiées ci-dessous, un ou plusieurs livres d'histoire que les élèves devront lire pour en tirer des renseignements.

Demander aux élèves de faire une lecture attentive du matériel qu'elles ont choisi ou qui leur a été donné et de noter les éléments qui répondent aux questions formulées au début de l'activité. Le document modèle (p. 57 à 59) donne un aperçu des renseignements que les élèves peuvent trouver dans l'un ou l'autre des documents qui accompagnent cette activité.

Il y a aussi un travail de vocabulaire qui peut être fait, simultanément, par un groupe en particulier ou tous. L'enseignante n'a qu'à distribuer à chacune la feuille de l'élève (p. 60) et leur demander, en retrouvant les mots dans le texte, d'en déduire le sens - quitte à avoir recours au dictionnaire si c'est nécessaire (quoique certains mots ou certaines expressions ne s'y trouvent pas).

Une fois la lecture de ces documents et la recherche terminées, partager les renseignements avec la classe et compléter les réponses notées au tableau en début d'activité. Repasser les mots de vocabulaire et s'assurer que les élèves notent le sens de chacun des mots ou des expressions dans leurs cahiers.

Terminer l'activité en demandant aux élèves de comparer la vie à la ferme à cette époque à celle d'aujourd'hui.

C. Notes explicatives

Les réponses obtenues des grands-parents ou d'autres personnes peuvent être notées par écrit ou enregistrées. À noter que « la vie à la ferme d'autrefois » ne veut pas nécessairement dire qu'il faille retourner à la fin du XIXe siècle ou même au début du XXe siècle. Demander plutôt aux élèves de retourner en arrière aussi loin que possible en consultant les membres de leur famille. Ils pourront ensuite compléter les renseignements en faisant une recherche dans les documents qui accompagnent l'activité ou dans ceux de la liste.

Les trois fascicules tirés de La Saskatchewan française (ceux de cette activité) décrivent la vie dans une ferme fransaskoise autrefois tout en soulignant, plus particulièrement, le rôle clé joué par la femme au sein de l'entreprise agricole.

En lisant les ressources, les élèves doivent s'habituer à repérer les renseignements spécifiques qu'elles recherchent. Elles doivent ensuite organiser ou regrouper ce matériel par thème (ou par question) pour mieux le comprendre et en faciliter le partage.

L'exercice de vocabulaire permet l'intégration des matières. La feuille de l'élève (p. 60), toutefois, ne donne pas une liste exhaustive des mots reliés à l'agriculture; libre alors aux élèves ou à l'enseignante d'en ajouter.

Au cours de l'activité, faire ressortir l'élément d'interdépendance dans la vie des pionniers et des pionnières tant pour construire une habitation que pour battre le grain à l'automne. Ensemble, ils ou elles - le mari et son épouse, ou les parents et les enfants, ou les familles d'une région - ont pu surmonter les difficultés de la période de colonisation et les années de sécheresse. L'esprit de collaboration les a aussi beaucoup aidés à s'adapter aux changements.

Cette activité développe tous les apprentissages essentiels communs: la communication (entrevues, partage de renseignements, lecture, exercice de vocabulaire, etc.), l'initiation à l'analyse numérique (superficie des fermes, salaires, prix de vente des denrées, etc.), l'initiation à la technologie (moyens et équipement utilisés pour cultiver la terre), la créativité et le raisonnement critique (formuler des questions, déduire le sens des mots, etc.), l'apprentissage autonome (projet de lecture et de recherche) et les capacités et valeurs personnelles et sociales (comparaison de la vie d'aujourd'hui à la ferme à celle d'autrefois, interdépendance, etc.).

D. Matériel requis

De plus, il serait fort enrichissant pour les élèves d'avoir à leur disposition, le matériel suivant:

E. Suggestions d'évaluation

(formative)

(sommative)

F. Durée approximative


Les femmes et l'agriculture

Quand on parle de la vie des pionniers, on croit à juste titre que la vie était dure pour les femmes. Elles abandonnaient une belle vie dans l'Est ou en Europe pour venir recommencer à zéro dans la prairie canadienne. Ici, elles n'auraient pas les luxes qu'elles avaient connus ailleurs. Et malgré tout, elles devraient encore élever de grandes familles. Toutefois, quand on pense à la vie des pionniers, on emprunte trop souvent l'image de la femme au foyer et de l'homme dans les champs. Cette image, elle n'est pas toujours juste!

Chapitre un

La femme dans l'agriculture et la philosophie d'autrefois

Le rôle de la femme au cours de la colonisation de la province n'a jamais été clairement défini. Au début du siècle, par exemple, le clergé catholique, ainsi que la presse francophone qu'il contrôlait, se prononçait contre le suffrage féminin, c'est-à-dire le droit de vote pour les femmes. Dans un article du Patriote de l'Ouest du 23 avril 1914, un archevêque des États-Unis soutenait « que ce mouvement suffragiste fait perdre à la femme son titre de reine du foyer, et lui enlève la dignité et le respect qui conviennent à la mère de famille.  »1 C'était bel et bien l'attitude du clergé francophone de la Saskatchewan.

Toutefois, cet idéal de la femme « reine du foyer  » n'est pas toujours la réalité des milliers de jeunes femmes canadiennes-françaises qui suivent leur mari ou leur famille en Saskatchewan et s'établissent sur un homestead. En effet, elles doivent commencer en créant le foyer; elles sont souvent appelées à aider leur mari à bâtir la maison de rondins ou de tourbe.

Dans le nord de la Saskatchewan, combien de femmes pionnières aident, une hache à la main, leur père ou leur mari à enlever les branches des troncs d'arbres qui deviendront les murs de leur maison? Combien d'entre elles aident à bousiller les murs, c'est-à-dire remplissent les fentes avec un mortier formé de terre brune, de paille et d'eau? Et quant à celles qui veulent ajouter de la couleur à leur maison, elles aident à badigeonner à la chaux, c'est-à-dire couvrir les murs avec de la chaux.

Dans le sud de la province, là où les pionniers bâtissent des maisonnettes de mottes de tourbe, la femme aide à transporter les mottes de tourbe jusqu'à l'endroit où sera bâtie la maison.
Ensuite, elle aide à monter les murs, une motte de terre placée par dessus l'autre.

Une fois l'habitation construite, les pionniers, souvent aidés de leur femme, doivent commencer à défricher la terre. Dans le nord, les femmes aident leur mari ou leur père à ramasser des souches et à les brûler. Dans le nord, comme dans le sud, combien d. entre elles ont marché derrière les chevaux ou les boeufs, les guides à la main, alors que leur mari ou leur père se concentrait sur les mancherons de la charrue?

Il ne faut pas se leurrer et croire, comme le voulait le clergé, que nos arrière-grand-mères et nos arrière-arrière-grand-mères sont arrivées en Saskatchewan au début du siècle et qu. elles se sont confortablement installées dans leur maison pour devenir « reine du foyer  ». Comme les hommes, elles ont travaillé à la sueur de leur front pour que la ferme soit un succès.


Doc. Suivant
Doc. Précéd. Min. Éducation Saskatchewan Forum de discussion Programme vert
Menu Pricipal Menu prg. d'études Doc. Suivant